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  • Stéphanie Loyer

Handicap et Inclusion


L’avis de Benjamin Louis, fondateur de l’association Cœur Handisport.


Benjamin est mal voyant et s’est intéressé de plus près au handisport en 2013, en se disant « pourquoi pas moi ? ». Seulement voilà, à ce moment-là, il trouve que ces sportifs ne sont pas assez médiatisés, alors il décide d’en parler via des posts sur les réseaux sociaux FB, Twitter et Linkedin. Grâce à ces publications, il est invité par un des sponsors aux JO de Sotchi en 2014 et n’en revient toujours pas. Il crée son site internet www.coeurhandisport.fr qui sera Lauréat du trophée handisport 2017 – consacré Média de l'année en 2017.

La devise de Benjamin : « Avec moins on peut faire plus »

Cette devise résonne encore en moi du temps où j’étais salariée…mais elle prend tout son sens ici. Être privé d’un sens en décuple d’autres. Et selon Benjamin, peu importe le « moins » que l’on a, tout est possible ! En vrai sportif, il réalise que tout se joue dans le mental pour dépasser les « diktats de la société ». Dans une société où tout tourne autour de la meilleure image, photo, vidéo…où « 90% des échanges se font par la vue », Benjamin tire son épingle du jeu. Il sensibilise le grand public sur le handicap de manière ludique grâce à un atelier d’initiation au handisport.

Si le parcours de Benjamin peut en faire rêver plus d’un, sa vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Il dit que cela a « forgé son caractère », lui a « appris à se dépasser », mais son autonomie a été mise à rude épreuve.


Un parcours scolaire écourté faute de débouchés motivants


A l’école, Benjamin a eu du mal à trouver sa place : « les enseignants ne sont pas suffisamment formés pour suivre les profils atypiques ». Puis, les débouchés proposés n’étaient pas ceux dont il rêvait : on propose notamment pas mal de bureautique.

Focus : Des aménagements coexistent avec des discriminations au Bac et au Brevet. Seuls 20% des personnes en situation de handicap poursuivent des études supérieures. Parcoursup peut-il changer la donne ?


Un parcours professionnel où l’inclusion n’est pas toujours au rendez-vous…


Il a vécu deux expériences assez différentes au sein d’entreprises de service. Dans la première, il s’est senti intégré dès le départ avec des responsabilités, une capacité d’entreprendre et tout cela dans un climat de confiance et d’échange. Sa seconde expérience a été plus mitigée. « Quand on débute sa carrière, on n’est pas conscient de ses propres limites », à celles-ci s’ajoutent celles du handicap. Les premiers mois, Benjamin a tout fait conformément aux attentes de ses managers, même au-delà. Au bout d’un moment, il s’est essoufflé et ses managers n’ont pas compris le décalage entre ce qu’il arrivait à faire au début et les aménagements qu’il demandait par la suite. Benjamin est face à une sorte de « double peine » renforcée par le fait que son handicap ne se voit pas de prime abord. D’un côté, il faut expliquer le handicap et ses conséquences et de l’autre, il faut éviter de « trop se différencier » pour l’intérêt du collectif.

Son sentiment est que les entreprises remplissent leur obligation légale d’emploi des personnes en situation de handicap (6% des effectifs), mais ne s’investissent pas dans l’évolution de ces recrues au sein de l’entreprise.


Ce qui aurait aidé Benjamin à se sentir pleinement à sa place dans cette société :

  • Une adaptation des postes et outils de travail à son handicap propre.

  • Une inclusion auprès de toutes les équipes de l’entreprise.

  • Une prise en compte de l’évolution du handicap.

  • Un accompagnement de son évolution dans l’entreprise (accompagnement de l’entreprise et accompagnement pour Benjamin).

  • L’aide d’une structure externe à l’entreprise, spécialisée dans l’inclusion et le handicap.


Son regard sur le métier de responsable de la diversité et de l’inclusion


C’est bien qu’il y ait des créations de postes sur ces thèmes-là. Cela montre qu’il y a une prise de conscience pour faire bouger les lignes. Mais la question que se pose Benjamin est pourquoi ces personnes prennent-elles ces postes ? Pour l’évolution professionnelle ? Par réelle implication personnelle ?


A mon sens, la réussite de l’inclusion se joue à tous les niveaux de l’entreprise.

L’inclusion est un état d’esprit!

Et vous, que faites-vous dans vos entreprises pour l’inclusion des personnes en situation de handicap et leur évolution ?